La région de l’ouest de l'Algérie connaît depuis quelques jours une répression terrible. En effet, aucun rassemblement ni marche n'est toléré à Oran, mascara, Mostaganem et Sidi Bel Abbès. Les services de sécurité dispersent violemment les militants et en arrêtent des dizaines.

Ainsi, pour la première fois depuis le 22 février 2019, les citoyens de l’ouest n’ont pas pu manifester, hier vendredi, contre le pouvoir et continuer de réclamer le changement du régime. À Oran un impressionnant dispositif sécuritaire, déterminé à empêcher toute manifestation de contestation a été installé. Les premiers manifestants arrivés sur place ont été dispersés, violentés ou arrêtés. Cette situation a fait réagir la Ligue algérienne des droits humains (LADDH). Cette dernière parle de près de 400 manifestants arrêtés tout au long de la journée. Les vidéos partagées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de la répression policière. Des femmes, des enfants et des personnes âgées ont été violentés.

Hier en fin d’après-midi, des confrontations entre la police et des habitants de St-Pierre, dans lequel un groupe de jeunes manifestants s’était réfugié pour fuir la répression. Ainsi, Oran vit depuis une semaine une vague de répression sans précédent qui fait dire à beaucoup d’Oranais que la ville est « en état de siège ». 

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Mostaganem, Mascara et Sidi Bel Abbès
assiégées

À l’instar de la capitale de l’Oranie, d’autres villes ont connu le même sort. En effet, Mostagamen Sidi Bel Abbès et Mascara ont aussi subi une répression terrible. Dans ces villes aussitôt rassemblées, les contestataires ont été empêchés par les policiers. Ceux qui ont tenté de résister ont été arrêtés et conduits au commissariat. Les autres manifestant ont été pourchassés durant toute la journée. Suite à cette vague de répression, les internautes s’interrogent sur la gestion réservée à cette région. Ils sont nombreux à partager « Je suis Oran » sur les réseaux sociaux en guise de solidarité avec les habitants de cette région.

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