Le Premier ministre Noureddine Bedoui a présenté ce jeudi après-midi sa démission et celle de son gouvernement, auprès du nouveau président Abdelmadjid Tebboune. Cela, quelques heures à peine après la prestation de serment du chef de l'Etat et son investiture.

Cette démission était prévisible dans la mesure où l'investiture d'un nouveau président est automatiquement suivie de la démission du gouvernement. Mieux encore, le candidat Tebboune avait annoncé sa volonté de changer de gouvernement avant son élection le 12 décembre dernier.

Pour rappel, le gouvernement Bedoui a été installé le 12 mars dernier par le président déchu Abdelaziz Boutelfika, au bout de trois semaines de contestation dans les rues algériennes. Il a remplacé le gouvernement d'Ahmed Ouyahia, très critiqué par les manifestants.

Le gouvernement de Noureddine Bedoui était censé gérer les affaires courantes jusqu'à l'élection d'un nouveau président de l'Algérie, le 4 juillet dernier. Mais les choses ne se sont pas passés comme prévu et la "transition" a connu une prolongation qui a abouti à l'élection controversée de Abdelmadjid Tebboune.

À noter que des voix ont fait savoir que le nouveau président a déjà entamé les consultations pour la nomination d'un nouveau gouvernement. Des informations qui circulent affirment que certains ministres actuels pourraient être maintenus. Aussi, le nom de l'ancien ministre de la communication, Abdelaziz Rahabi, a circulé comme possible successeur de Bedoui, mais ce dernier n'a confirmé, ni infirmé.

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