Le Collectif des Journalistes algériens unis (JAU) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique dont baigne la presse algérienne. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le Collectif JAU « regrette la poursuite du contrôle imposé aux médias algériens, à travers le blocage de certains sites électroniques et le licenciement de journalistes ».

Ce Collectif qui compte plus d’une centaine de professionnels de l’information en Algérie indique que ces blocages et passes droits « constituent une menace contre le métier de journaliste et la presse de manière générale en Algérie ». JAU rappelle, dans son communiqué, que les trois sites d’informations algériens TSA, Interligne, ainsi qu’ObservAlgérie subissent une censure injustifiée, depuis des mois, de la part des pouvoirs publics.

Le Collectif JAU dénonce « avec vigueur les violations contre les journalistes du Groupe Média Temps Nouveaux (GMTN). Après la suspension arbitraire de 20 journalistes et employés du groupe, à cause de publications sur les réseaux sociaux, le quotidien Le Temps d’Algérie ne parait plus depuis le 27 novembre, suite à un arrêt de travail qu’observe son collectif rédactionnel, en solidarité avec les 20 collègues suspendus du même Groupe », écrit-on.

Le Collectif appelle à un sit-in de solidarité avec les 21 journalistes et employés du groupe média Temps Nouveaux écartés de manière arbitraire par la nouvelle direction du groupe. L’action de solidarité aura lieu dimanche 22 décembre à 11H00, devant leur siège, sis à Saïd Hamdine -Alger-.

Le journalisme n'est pas un crime

Le collectif Journalistes algériens unis rappelle dans son communiqué « que des journalistes se trouvent en prison, d’autres sous contrôle judiciaire tandis que certains sont soumis à une ISTN ». « Nous, JAU, appelons à leur libération immédiate et à la levée du contrôle judiciaire sur nos confrères. Le collectif JAU précise avec insistance que la presse n’est pas un crime, que la liberté d’expression est un droit garanti par la Constitution algérienne et tire la sonnette d’alarme sur les atteintes en cours contre la profession et les journalistes » conclut-on.