La direction du quotidien francophone Liberté a rendu public un communiqué pour s'expliquer sur la non parution du journal ce mercredi 25 décembre. Cette dernière affirme que l’absence du quotidien dans les kiosques « est indépendante de la volonté du journal ».

La direction du journal indique dans le communiqué que « l’édition de Liberté d’aujourd’hui, mercredi 25 décembre 2019, n’est pas parue, alors qu’elle a été confectionnée et bouclée ». « La direction et la rédaction du journal tiennent à informer l’opinion que l’absence, ce jour, de la publication des étals est indépendante de la volonté du journal », ajoute le communiqué. Mais la direction de Liberté n’a donné aucun détail sur la situation. Elle a juste conclu en présentant « ses excuses à ses lecteurs et à ses annonceurs et leur donne rendez-vous dès demain jeudi 26 décembre 2019 ».

Cette absence confirme la situation difficile que traverse la presse algérienne. Cette dernière se retrouve confrontée à une censure qui ne dit pas son nom. En effet, les autorités ont bloqué plusieurs sites d’information en ligne. Observ’Algérie qui fait partie de ces sites censurés en Algérie, n’a reçu aucune explication sur cet abus.

Le collectif du journal le Temps d’Algérie dénonce

Par ailleurs, le collectif du journal Le Temps d’Algérie a dénoncé et s’est démarqué de la Une de leur journal paru hier 24 décembre. Ce dernier a tenu à affirmer que « le directeur du groupe média accompagné de quelques-uns de ses collaborateurs, s’est introduit le soir à la Rédaction pour faire sortir un ersatz d’un journal indigne de nos lecteurs auxquels nous présentons nos plates excuses ».

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Le collectif indique que « le Directeur ne s’est jamais soucié du sort du Temps d’Algérie qui ne parait plus depuis presque un mois, jusqu’à hier ». Les journalistes du quotidien appartenant à l’homme d’affaires Ali Haddad, condamné à 7 ans de prison dans une affaire de corruption, ont tenu à affirmer qu’ils vont continuer leur combat jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Ils concluent : "Nous réitérons notre soutien à nos collègues suspendus. Aussi, nous avons décidé de ne pas reprendre le travail jusqu’à la régularisation de nos quatre mois de salaire en retard".

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