Les relations entre le nouveau chef de l'Etat algérien Abdelmadjid Tebboune et son Premier ministre Abdelaziz Djerad ne sont pas exclusivement politiques. Leurs enfants seraient associés dans la SARL Iglobal Communication, selon le site annuaire des entreprises algériennes « Adresse Algérie ».

En effet, sur la page dédiée à la SARL Iglobal Communication, nous pouvons lire que Djerad Hichem et Tebboune Khaled sont associés, alors que Djerad Tarik est le gérant. Tebboune Khaled est le fils du président Abdelmadjid Tebboune. Il est incarcéré depuis plusieurs mois pour sa présumée implication dans l'affaire de trafic de cocaïne. Djerad Hichem et Djerad Tarik seraient les enfants du nouveau Premier ministre Abdelaziz Djerad.

Conflit d'intérêt entre Abdelmadjid Tebboune et Abdelaziz Djerad ?

L'information accessible en librement sur les moteurs de recherche fait le tour du web algérien. La polémique enfle et les internautes dénoncent des pratiques similaires à celles de l'époque de Abdelaziz Bouteflika. Cette association rappelle dans l'imaginaire collectif algérien d'autres associations d'enfants de hauts responsables à l'image de Abdelmalek Sellal et Ahmed Gaïd Salah.

Le conflit d’intérêts est dénoncé par les activistes du Hirak. Ils reprochent au nouveau président une désignation de Abdelaziz Djerad motivée par des raisons extra-politiques. Ils craignent un remake du scénario Bouteflika et de tous les scandales liés à son règne.

À lire aussi :  Réduction du nombre visas pour les Algériens : Un député français s’insurge

Pour rappel, le fils du président Abdelmadjid Tebboune, Khaled en l’occurrence, est incarcéré à la prison d'El Harrach, située dans la banlieue d'Alger. La justice soupçonne une implication active du fils du chef de l'Etat dans le trafic de cocaïne suite à la saisie de 700 kilogrammes de cocaïne au niveau du port d'Oran. Des enregistrements vidéo des caméras de surveillance du bureau de l'accusé principal, Kamel Chikhi dit El Bouchi, acculent Khaled Tebboune qui s'y rendait régulièrement. L'enquête aurait également conclu son implication dans le trafic.

Le chef de l'Etat algérien a rendu visite à son fils à la prison d'El Harrach au lendemain de son élection. Il a auparavant affirmé avoir une confiance infaillible dans la justice algérienne qui devrait selon lui « garantir un procès équitable à son fils ».