Saïd Chengriha n'a pas de poste politique contrairement à son prédécesseur Ahmed Gaïd Salah

Saïd Chengriha est chef de l'état-major par intérim de l'ANP. Il a été désigné par le chef de l'État, Abdelmadjid Tebboune, suite au décès de Ahmed Gaïd Salah. Son poste est opérationnel dans l'armée algérienne sans poste politique. Il n'est pas vice-ministre de la Défense et il n'a pas d'autorité sur le ministère de la Défense nationale. C'est Abdelmadjid Tebboune qui a cette qualité de ministre de la Défense en attendant la nomination du nouveau gouvernement de Abdelaziz Djerad.

Les discours d'Ahmed Gaïd Salah étaient une exception imposée par la conjoncture

Saïd Chengriha perpétue les habituels discours politiques d'Ahmed Gaïd Salah. Ce dernier, comme nous l'avons cité ci-dessus, était vice-ministre de la Défense et se prononçait en tant que tel, dans une conjoncture exceptionnelle de vide constitutionnel avant l'élection de Abdelmadjid Tebboune.

Les observateurs de la scène politique algérienne s'attendaient à ce que cette mise en avant de l'armée algérienne sur la scène politique, cesse avec l'élection d'un chef de l'État. Le nouveau chef de l'état-major surprend tout le monde en prononçant un discours public.

Le discours ne conforte pas la position du nouveau chef de l'État Abdelmadjid Tebboune

Les observateurs de la scène politique algérienne s'attendaient à une libération de Abdelmadjid Tebboune avec la disparition du défunt Ahmed Gaïd Salah. Le discours du nouveau chef d'état-major est venu contredire cette thèse. Il suggère que le Haut commandement de l'armée tient à un rôle politique actif et au devant de la scène politique.

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« Le dévouement à l'armée et à la patrie »

« Je tiens à rappeler, sincèrement et franchement, que, pour moi, les critères pour prétendre aux fonctions, aux postes ou à toute autre responsabilité, quelle que soit leur importance, sont la vénération du travail qui constitue la clé du succès, en plus de la compétence, la capacité, le sérieux, l’intégrité et le dévouement à l’armée et à la patrie », a dit Saïd Chengriha dans son discours d'hier.

Les observateurs s'accordent sur cette bourde commise sûrement par le rédacteur du discours : « Le dévouement de tous les citoyens algériens, qu'elle que soit leur fonction devrait être en premier lieu pour la patrie avant toute autre considération ».