L'homme d'affaires Issad Rebrab est sorti ce mercredi matin de la prison d'El Harrach à l'issue de son procès qui a duré toute la journée de mardi 31 décembre et même la soirée du réveillon. Il a néanmoins été condamné dans l'affaire du projet EvCon à 18 mois de prison dont six fermes.

Le patron du groupe Cevital a donc purgé sa peine puisqu'il était en détention depuis huit mois. Le verdict a été rendu dans la nuit de mardi 31 décembre 2019 à mercredi 1er janvier 2020. Quelques heures auparavant, le procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed d'Alger avait requis une année de prison ferme contre le patron de Cevital.

Il faut préciser toutefois que la condamnation d'Issad Rebrab est assortie d'une amende de 13.8 millions de dinars. Dans le même dossier, l'entreprise EvCon a été condamnée à payer une amende de 27.6 millions de dinars. Alors que la banque "The Housing Bankfor trade and finance" (HBTF) a écopé d'une amende de 31.6 millions de dinars.

A noter que le milliardaire a été condamné pour "infraction à la réglementation des changes et des mouvements des capitaux de et vers l'étranger, surfacturation lors d'une opération d'importation et faux et usage de faux". Et c'est pratiquement les mêmes chefs retenus contre EvCon et la HBTF, poursuivies en tant que personnes morales dans ce dossier.

Lors du procès, Issad Rebrab s'est défendu contre toutes les accusations portées contre lui et contre son groupe. "Cevital est une entreprise qui a très bien réussi. Elle n’a pas besoin d’argent sale pour son évolution. Notre succès est tout à fait légal" avait-il dit en réponse à des questions de la juge.

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