Algérie - Jean-François Le Dizès, un militant français originaire de la région de Grenoble, est retenu par les autorités algériennes depuis plusieurs jours. Ces dernières lui ont confisqué son passeport après l’avoir surpris en train de prendre des photos des manifestations du 45e vendredi du Hirak (mouvement de contestation en Algérie).

Il est âgé de 73 ans. Il est « journaliste amateur » et militant de gauche alternative, rapporte le site français placegrenet.fr. Le même site précise que Jean-François Le Dizès, s’est rendu en Algérie pour la quinzième fois en tant que directeur de publication du mensuel Ensemble Isère et en tant que militant « internationaliste ».

Le même journal français rapporte que « profitant de ses congés de fin d’année, il est parti en Algérie le 20 décembre et comptait reprendre l’avion pour Grenoble, ce lundi 6 janvier. Ce qui ne lui est pas possible sans passeport, celui-ci lui ayant été confisqué par la police algérienne ». Le militant français a été interpellé à Tizi Ouzou en Kabylie, lors de la marche du 27 décembre dernier. Jean-François Le Dizès a été arrêté alors qu’il prenait des photos de la grandiose marche du Hirak qui s’est tenue dans cette ville.

Le militant français devait repartir lundi 6 janvier

Par ailleurs, Jean-François Le Dizès milite pour la gratuité des transports en commun de l’agglomération grenobloise, dans sa région natale. Le militant français devait reprendre l’avion vers la France ce lundi 6 janvier, mais les autorités algériennes, qui retiennent encore son passeport l’ont informé que son cas s’est « aggravé ». Les autorités algériennes n’ont toujours pas communiqué sur le cas du militant français retenu en Algérie. De leur côté, les autorités françaises observent également le silence sur le cas de Jean-François Le Dizès.  

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Pour rappel, le ministère français des Affaires étrangères a mis en garde les ressortissants français en Algérie et les a invités à se tenir loin des manifestations en Algérie. Mais cela s'est fait le 30 décembre 2019, soit trois jours après la manifestation du 27 décembre et le début des soucis de Jean-François Le Dizès. Il faut dire par ailleurs que cette mise en garde est une première depuis le début des manifestations, en février dernier.