Le militant et journaliste Jean-François le Dizès est rentré chez lui, samedi 11 janvier, selon le site France bleu. Les autorités algériennes lui ont restitué son passeport après 15 jours d’assignation à résidence dans un hôtel à Tizi Ouzou.

Jean-François le Dizès a expliqué que c'est « grâce aux très nombreux courriels envoyés au consul français d’Alger pour qu’il intervienne, grâce à la parfaite couverture médiatique sur Grenoble de l’affaire, grâce à un article paru dans la presse algérienne » qu’il a enfin pu rentrer chez lui. Il signale que sa libération a été le fruit d’un d'« un commun accord avec la police algérienne ».

Le journaliste s’est rendu en Algérie pour la quinzième fois en tant que directeur de publication du journal « Gauche alternative, » et en tant que militant « internationaliste ». Il est arrivé en Algérie le 20 décembre et comptait reprendre l’avion pour Grenoble le 6 janvier. Pendant son séjour à Tizi Ouzou la police a procédé à la confiscation de son passeport après son interpellation lors de la marche du 27 décembre dernier. Il a été arrêté alors qu’il prenait des photos de la marche du Hirak qui s’est tenue dans cette ville.

Le journaliste a été assigné à résidence dans un hôtel à Tizi Ouzou en Kabylie. Il s'est vu confisquer son passeport. Son retour en France étant impossible, le militant s’est alors retrouvé bloqué en Algérie. Cette affaire a fait couler beaucoup d’ancre pendant que les autorités algériennes et françaises ont observé un silence total.

À lire aussi :  African Lion 2023 : des manœuvres militaires controversées dans le Sahara Occidental

Ainsi, cette affaire du journaliste ami de l’Algérie trouve enfin un heureux dénouement. Il convient de rappeler que le ministère français des Affaires étrangères a mis en garde les ressortissants français en Algérie et les a invités à se tenir loin des manifestations en Algérie.