Le coordinateur de l'Union démocratique et sociale (UDS, non-agréé), Karim Tabbou restera en prison. Emprisonné à Kolea, dans la wilaya de Tipaza depuis septembre dernier, il a vu sa détention prolongée par le juge d'instruction, affirme l'un de ses avocats, Me Noureddine Ahmine, cité par le site francophone TSA.

« Le juge d’instruction a rendu une ordonnance dans laquelle il a prolongé la détention provisoire (de Karim Tabbou) pour une durée de quatre mois » a précisé Me Ahmine. Donc, si son procès n'est pas programmé rapidement, Karim Tabbou restera en prison quatre mois supplémentaires, à compter du 26 janvier.

Interpellé le 12 septembre 2019 et mis sous mandat de dépôt par le juge d'instruction près le tribunal de Kolea, l'homme politique bénéficiera de la liberté provisoire le 25 du même mois. Mais sa mise en liberté était de courte durée puisqu'il sera interpellé de nouveau le lendemain de sa libération, et ce, sur décision du fameux tribunal de Sidi M'hamed d'Alger.

Le 22 décembre dernier, la chambre d'accusation de la Cour d'Alger a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. C'était la période où la libération des détenus d'opinion avait commencé, notamment les groupes de manifestants du drapeau amazigh qui avaient purgé leurs peines. D'aucuns étaient convaincus que Karim Tabbou allait connaître le même sort, au même titre que les activistes Samir Belarbi et Foudil Boumala. La mise en liberté le 2 janvier du Moudjahid Lakhdar Bouregâa a renforcé cette conviction. D'ailleurs, plusieurs rumeurs ont circulé, annonçant leur libération, mais il n'en était rien.

À lire aussi :  François Hollande appelle la France à relancer son partenariat avec l'Algérie, le Maroc et la Tunisie

Lire aussi : Cafouillage autour de l'audition et la libération de Karim Tabbou