Les autorités de la wilaya d’Alger continuent dans leurs politiques répressives envers les activistes de la société civile. En effet, le wali a envoyé une notification mardi 21 janvier, au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour les enjoindre de limiter les activités qui ont lieu dans son siège régional, sis rue Didouche Mourad, aux seules activités administratives et partisanes.

En fait, ce courrier a été envoyé par l’intermédiaire d’un commissaire de police qui a transmis aux responsables du parti les « ordres du wali ». Ce dernier a usé de ses pouvoirs discrétionnaires d’officier de police, pour exiger du RCD de ne plus s’adonner à des activités "extra-partisanes" de nature à déranger le voisinage immédiat.

Cette notification a été lue par le commissaire au président du bureau régional Abdelkader Groucene. Ce dernier qui a considéré le courrier nul et non avenu, a refusé de signer l’accusé de réception.

Il faut rappeler que depuis le début du Hirak, les associations de la société civile subissent le harcèlement des autorités de la wilaya d’Alger. Plusieurs réunions et rassemblements ont été annulés, faute d’autorisations du wali. Aussi, plusieurs cadres associatifs, notamment ceux de l’association RAJ ont été arrêtés et emprisonnés.

Quant au RCD, son siège est assiégé chaque vendredi par des policiers afin d’empêcher les citoyens d’y accéder. Plusieurs arrestations ont d'ailleurs eu lieu devant le siège. Ce dernier a même été pris d’assaut par les services de sécurité à plusieurs reprises.

Le RCD réagit à la notification

Le RCD n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle intimidation. Le parti a rappelé que « les sièges du parti, à quelque niveau que ce soit, sont ouverts aux citoyens pour discuter des problèmes du pays, organiser des réunions publiques et la solidarité entre tous les militants politiques et les citoyens qui combattent pour une autre alternative au système politique corrompu et corrupteur ».

Il signale que les sièges sont ouverts aux citoyens et que les bureaux du parti « n'abritent pas des délinquants ou des noceurs et que la première protection de nos bureaux est précisément l'œuvre du voisinage ».