Lors de sa première rencontre avec certains médias mercredi 22 janvier, le nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune a rouvert le débat sur la révision du système éducatif dans son volet pédagogique, avec un allègement des programmes scolaires.

Répondant à une question sur les reformes envisagées dans le système éducatif national, Abdelmadjid Tebboune reconnait que l’école algérienne évolue au centre d’une bataille idéologique qui n’échappe pas au tumulte politique. « Je pense que tous les Algériens revendiquent un changement fondamental du système éducatif, en particulier à l’école primaire. J'interdis absolument l'intrusion de l'idéologie dans l'enseignement primaire. La citoyenneté exige la création d'une génération imprégnée de patriotisme, d'éthique et de civilisation », a-t-il  indiqué.

En fait, Abdelmadjid Tebboune qui n’indique pas clairement en quoi consiste cette révision, voudrait, selon certains observateurs, continuer dans le grand chantier des réformes entreprises par l’ancienne ministre Nouria Benghabrit. Il est clair que cette démarche entreprise dans le cadre de la réforme du système éducatif risque de provoquer des polémiques.

Mohamed Ouadjaout sur les traces de Nouria Benghabrit ?

Par ailleurs, le nouveau ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, avait affirmé, le 4 janvier dernier, lors de son installation, « ne ménager aucun effort pour trouver des solutions efficientes aux problèmes du secteur, en collaboration avec tous les cadres et les travailleurs de l’éducation, les partenaires sociaux et les parents d’élèves ».

Le ministre de l’Education nationale avait alors rencontré les syndicats pour envisager de mener des discussions très franches et constructives. Il s’est attaqué depuis sa prise de fonctions, à régler les problèmes socioprofessionnels des enseignants. Mais, il n’a jamais évoqué une rupture avec les réformes engagées par Nouria Benghabrit, sur le plan pédagogique.

Il faut souligner que Nouria Benghabrit, qui a dirigé le secteur de l’Education de mai 2014 à mars 2019, avec l’ambition d’apporter des réformes radicales au système éducatif, s’est retrouvée maintes reprises au cœur de polémiques, faisant face à des résistances énormes, notamment de la part du courant islamo-conservateur.

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