Décidément, la valse des PDG à la télévision publique (EPTV, ex-ENTV) n’est pas prête de s’estomper. En effet, un nouveau directeur a été nommé ce lundi 27 janvier. C'est le troisième directeur en 3 mois à la chaîne de télévision publique. Il s’agit de Ahmed Bensabane qui remplace Fethi Saïdi qui a pris l’intérim depuis le 9 janvier, rapporte ladite chaîne.

Ainsi, le ministre de l’information a enfin nommé un directeur à la chaîne de télévision nationale. Il a choisi Ahmed Bensebane qui occupait le poste de directeur de la production au sein de l’ENTV entre juillet et novembre 2019 avant d’être limogé de l'entreprise.

Il faut dire qu’à l’instar du pays, l’EPTV connait une grande instabilité depuis le début du Hirak. Connue pour être le porte-parole des gouvernants, l’EPTV est un enjeu crucial pour les décideurs. Elle est une chaîne de propagande par excellence qui n’accepte aucune voix discordante qui sort du discours officiel.

Pour rappel, les services du Premier ministre ont mis fin aux fonctions de l’ancien directeur de la chaîne Salim Rebahi le 7 janvier. Il n’est resté en poste que 3 mois. Le directeur a été remercié dans un communiqué laconique qui ne donne pas les raisons de son limogeage. Il a été remplacé pour une période d’intérim par Fethi Saïdi. Ensuite, l’entreprise nationale a connu un épisode rocambolesque avec la nomination de Amar Bekhouche le 21 janvier, suivie quelques heures plus tard de l'annulation de cette décision.

L'EPTV va t-elle s'ouvrir ?

Il faut aussi rappeler que la chaîne de télévision a été responsable de plusieurs dérapages ces derniers mois. Nous pouvons citer à titre d’exemple les accusations d’usurpation d’identité lancées contre Lakhdar Bouregâa par un journaliste de l’EPTV ainsi que plusieurs déclarations racistes, notamment anti-Kabyles qui ont fait la promotion du qualificatif Zouave contre les Kabyles.

Reste à savoir si le nouveau débarqué à la tête de l’entreprise va s'atteler à l’ouverture de cette dernière comme le revendiquent les militants politiques. Ou s’il va continuer à servir de boite de résonance pour les autorités. Seul l'avenir répondra avec exactitude à cette interrogation.

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