Quelques jours après sa libération, le bédéiste algérien Nime a reçu, ce samedi 1 février, le prix du courage artistique, en marge du festival de la bande dessinée d’Angoulême, qui se déroule en France, rapporte l’AFP.

Ainsi, le bédéiste Abdelhamid Amine plus connu par son nom artistique Nime, a été primé pour son courage et son engagement en faveur de la liberté d’expression. Les organisateurs du festival affirment à la même source que « c’est son engagement et son courage qu’on a décidé de récompenser au Festival de la bande dessinée d’Angoulême ».

Ils soulignent que « ce prix a été institué pour récompenser et honorer des artistes bédéistes menacés dans leur pays ». Les organisateurs expliquent que « l’idée est de récompenser un artiste à la fois talentueux et courageux, qui doit se battre pour continuer de publier. En recevant ce prix, le lauréat qui subit des menaces dans son pays s’assure de soutiens par le monde et s’ouvre des opportunités professionnelles ».

Il faut rappeler que le bédéiste a été arrêté le 26 novembre à son bureau à l’agence Créature, à Oran. Deux jours plus tard, il a été placé sous mandat de dépôt. L’artiste a été jugé et condamné, la veille de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, à une année de prison, dont trois mois ferme. Nime a été libéré le 2 janvier dernier après avoir purgé sa peine. Mais il est toujours sous une peine de prison avec sursis jusqu’en décembre prochain. Le jeune bédéiste s’est engagé pleinement au côté du peuple dans le Hirak par ses caricatures politiques par lesquelles il dénonçait le système. Celle de « L’Élu » lui a valu son arrestation et sa condamnation.

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