La direction de la prison militaire de Blida aurait placé Saïd Bouteflika sous haute surveillance, 24 heures sur 24. Son état psychologique très dégradé inspire de vives inquiétudes quant à une possible tentative de suicide.

Les autorités politiques et militaires algériennes craignent sérieusement l’éventualité d’une mort par suicide de frère cadet de l’ex-président déchu. Des sources bien informées révèlent que Saïd Bouteflika serait très affecté par son incarcération et sa santé, tant mentale que physique, ne cesse de se détériorer, risquant même de laisser sa vie dans la cellule.

Alors que son procès en appel aura lieu dimanche 9 février au tribunal militaire de Blida, le conseiller personnel de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika se trouve dans un état de santé alarmant. Il est dépressif, supportant très mal sa détention et sa condamnation à 15 ans de prison ferme, selon les mêmes sources qui expliquent que le risque de voir Saïd Bouteflika mourir en prison est bien réel.

En début de l’année en cours, source proche du dossier a révélé à Observ’Algérie que Saïd Bouteflika présentait des signes de « troubles du fonctionnement mental qui se manifestent par des comportements paranoïaques (…) Saïd Bouteflika refuse de manger et prendre ses traitements. Il vit très mal son emprisonnement et craint sérieusement d’être empoisonné. »

Les avocats espèrent obtenir la libération provisoire de Saïd Bouteflika

Vu son mauvais état de santé, les avocats de l’ancien conseiller à la présidence, Saïd Bouteflika espèrent lors du procès en appel programmé pour le 8 février, obtenir la libération provisoire de leur client. Ils invoqueront notamment son état de santé très dégradé.

Pour rappel, Saïd Bouteflika, les généraux Toufik et Tartag, ainsi que la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, présumés complices dans la fameuse affaire de « complot contre l’autorité de l’Etat » ont été condamnés en première instance par le tribunal militaire de Blida, à 15 ans de prison ferme, chacun.

Le Tribunal a également condamné à 20 ans de prison l’ancien ministre de la Défense et ex-chef d’état-major de l’armée Khaled Nezzar, son fils Lotfi, ainsi que Farid Benhamdine, gérant de la Société algérienne de pharmacie, tous les trois jugés par contumace dans la même affaire.

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