Une vive polémique a enflé en Algérie autour de la participation du film algérien « À mon âge je me cache encore pour fumer » dans un festival cinématographique organisé en Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères a d’ailleurs, sur-médiatisé cette production érotique de la réalisatrice algérienne Reyhana, pour promouvoir une prétendue normalisation culturelle entre Alger et Tel Aviv.

De nombreux Algériens dénoncent une tentative de la part de la réalisatrice Reyhana, de normalisation des relations entre l’Algérie et Israël. Les internautes algériens ont vivement critiqué la décision de la réalisatrice de participer à une manifestation culturelle organisée sur « les territoires occupés de la Palestine ». Ils y voient une forme de vengeance de la part de Reyhana qui s’est vu refuser la projection de son film en Algérie en raison de son contenu jugé « moralement inapproprié ».

Qui est Rayhana Obermeyer, réalisatrice de film « À mon âge, je me cache encore pour fumer » ?

« À mon âge, je me cache encore pour fumer » est la première pièce écrite en français et le premier film de la réalisatrice algérienne, Rayhana. Née à Bab el Oued en Algérie, Rayhana s’installe dans les années 2000, en France. Après une formation à l’École des Beaux-Arts, puis à l’Institut national d’art dramatique et chorégraphique d’Algérie, elle rejoint à la troupe nationale de Béjaïa comme comédienne et plus tard, comme auteur et metteur en scène. Elle joue dans divers films pour le cinéma et la télévision puis met en scène plusieurs de ses pièces. Elle reçoit de nombreux prix à l’occasion de divers Festivals en Algérie et en Tunisie.

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Elle est la fille d’un combattant FLN né dans les Aurès, et de Connie De Grooth, une infirmière hollandaise, militante de la cause algérienne. Élevée par la femme de son père, elle n'apprend qu'à l'âge de 17 ans qui est sa véritable mère. Mariée puis divorcée, elle quitte l'Algérie pour la France en l'an 2000 avec son fils. Elle épouse en secondes noces un alsacien, Bernard Obermeyer. Le 12 janvier 2010, elle est aspergée d'essence et insultée par deux hommes en plein Paris pour ses positions progressistes.