Mohamed Boulkacem, un ressortissant marocain installé en Algérie depuis les années 1920, n’a toujours pas obtenu la nationalité algérienne. Les autorités du pays lui ont délivré une attestation communale le reconnaissant comme ancien maquisard, mais refusent toujours de le naturaliser, rapporte le quotidien francophone Liberté.

Selon la même source, Mohamed Boulkacem est marié à une Algérienne avec laquelle il a eu 13 enfants. Il vit depuis près d’un siècle au village Taguenits, commune de Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Du temps de l'occupation française, il a pris part activement à la révolution algérienne (1954 à 1962), en Kabylie.

Ses 13 enfants, tous mariés et vivant dans la région de Aïn El-Hammam, ne comprennent pas pourquoi les autorités privent toujours leur père de la nationalité algérienne, alors qu’elles lui ont délivré « une attestation communale » d’ancien maquisard. Les enfants du ressortissant marocain veulent aussi bénéficier de la nationalité du pays pour lequel leur père a combattu, précise le même source.

Il importe de rappeler que depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, plusieurs ressortissants étrangers, notamment français, ayant lutté aux côtés des Algériens durant la guerre de libération nationale ont été naturalisés à la faveur des dispositions de l’article n°11 de la Constitution, portant Code de la nationalité algérienne.

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À signaler qu'un ressortissant étranger ne peut bénéficier de la nationalité algérienne que par le biais d’un décret présidentiel. Le dernier décret signé dans ce cadre date du 5 décembre 2019 et porte sur la naturalisation de l'écrivaine française Monique Hervo.

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