Le Syndicat national du personnel navigant commercial algérien (SNPNCA) a dénoncé, par le biais d’un communiqué rendu public, les pratiques jugées « abusives » et « répressives » de la compagnie Air Algérie, suite à la suspension, à titre conservatoire, de nombre de stewards et d'hôtesses grévistes.

Le syndicat déplore la « non-prise en charge » de ses revendications socioprofessionnelles et la non-application des accords conclus avec la compagnie aérienne. Le mouvement de grève prévu initialement pour une durée limitée de trois heures, et dont l’administration a été informée, a été prolongé après les pratiques qualifiées d’"inacceptables" opérées à l’égard des employés, notamment la suspension « d’une quarantaine de travailleurs de leurs fonctions, y compris les membres du syndicat », a indiqué le communiqué.

Le SNPNCA crie à la "Hogra"

Cette « Hogra », comme l’a textuellement définie l'organisation syndicale, a conduit à un arrêt de travail de tout le collectif du personnel navigant commercial (PNC), « comme acte de solidarité avec les travailleurs suspendus de leurs fonctions ».

Le SNPNCA a, en outre, tenu à mettre l’accent sur la « gravité » de la situation et s'est alarmé sur le recours aux « PNC saisonniers nouvellement recrutés et non expérimentés », chose qui , selon le syndicat, met en péril la sécurité et la sûreté des vols. Le communiqué fait savoir, par ailleurs, qu'aucun retour suite aux exigences formulées n'a été reçu et aucun dialogue n'a été engagé jusque-là avec les contestataires.

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Il est utile de mentionner que cette grève des PNC d’Air Algérie, reconduite ce mardi 19 février, a été jugée « illégale », d’après le communiqué publié par la compagnie d’Air Algérie. Celle-ci nie avoir été destinataire d’un préavis de grève respectant « les procédures réglementaires et légales régissant le droit de grève » et qualifie, par conséquent, le débrayage de « prise d'otage des usagers ».

Rappelons que cette grève, déclenchée par les PNC pour réclamer essentiellement la hausse des salaires, a engendré de grandes perturbations ainsi que l'annulation de plusieurs vols. « Hier (lundi), 40% des vols n’ont pas décollé », précisait Amine Andaloussi, porte-parole de la compagnie aérienne nationale. Des vols qui devaient desservir des aéroports de France, de Belgique, d’Espagne et d’Egypte. Ces perturbations ont amené la direction à utiliser des gros avions pour transporter le plus de voyageurs possible, notamment depuis Alger.