Plusieurs barrages routiers de la Gendarmerie nationale ont été installés très tôt ce jeudi 20 février, au niveau des grands axes menant à la capitale. Alger est devenue telle une citadelle impénétrable en prévision du premier anniversaire du Hirak.

L’accès à la capitale est, en effet, devenu très difficile de tous les côtés tant le passage a été réduit au compte-gouttes, pour empêcher manifestement les manifestants d’autres wilayas de rallier la capitale, afin de participer à la marche du vendredi 21 février 2020. A rappeler que cette dernière va célébrer le premier anniversaire de la révolte populaire.

Au niveau des barrages filtrants, les éléments de la Gendarmerie nationale procèdent à la fouille minutieuse de tous les véhicules venant hors de la capitale. Ils sont visiblement à la recherche de tout signe qui montrerait que le « voyage » est lié à la manifestation de demain vendredi. Ceci n'a pas manqué de provoquer d’énormes bouchons sur plusieurs kilomètres. Ainsi, tous les axes autoroutiers menant des wilayas de l’Est et de l’Ouest du pays vers Alger sont bloqués par les barrages mis en place.

Par ailleurs, le tunnel de Bouira T2, dans le sens des wilayas de l’est vers Alger, a été fermé depuis hier à minuit et ne sera rouvert que le soir du samedi 22 février.

Abdelmadjid Tebboune sur la voie de Gaïd Salah ?

L’installation de barrages routiers sur les axes menant vers la capitale vise à isoler cette dernière à la veille d’une marche qui s’annonce historique. Elle révèle, aussi, la continuité de la stratégie des décideurs à limiter la liberté de circulation des Algériens. Ce filtrage est en contradiction avec les discours de Abdelmadjid Tebboune qui ne cesse, pourtant, d’encenser le Hirak depuis son installation.

Il faut rappeler que le quadrillage de la capitale avait commencé du temps de Gaïd Salah, en application de son discours à la veille du 5 juillet dernier dans lequel il avait mis en garde, voire menacé, les manifestants qui ralliaient Alger pour protester.

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