Après une période d'accalmie, la guerre est relancée. L'Algérie a vivement réagi à l'ouverture par la Côte d'Ivoire d'un Consulat général dans la ville de Laâyoune, au Sahara occidental. Dans un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères (MAE), cet acte d'Abidjan est considéré comme une " transgression flagrante du droit international".

"L'Algérie a pris connaissance de l'ouverture par la Côte d'Ivoire d'une représentation consulaire dans la ville de Laâyoune au Sahara Occidental", indique le communiqué du MAE. C'est le cinquième pays africain à ouvrir une représentation diplomatique à Laâyoune, après les Comores, en décembre, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe et la Centrafrique, en janvier.

Pour le département de Sabri Boukadoum, "ce genre d'acte émanant d'un membre fondateur de l'UA est une violation des engagements issus de l'acte constitutif de l'UA et une transgression flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU concernant la question de décolonisation du Sahara Occidental".

L'inauguration, mardi 18 février, du Consulat général de Côte d'Ivoire à Laâyoune a eu lieu en présence du chef de la diplomatie du Maroc, Nasser Bourita, et du ministre ivoirien de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur.

Pour l'Algérie, c'est une nouvelle manœuvre du Maroc et de ses alliés africains. "Quoi qu'il en soit, la décision d'ouverture de représentations consulaires par certains pays, fondateurs, hélas, de l'Union Africaine, n'est qu'un nouvel épisode d'une longue série de manœuvres et une persévérance de la politique de fuite en avant, lesquelles ne sauront perdurer face à la force de la loi et de la légalité internationale mais aussi en raison du fort attachement du peuple sahraoui à son droit naturel et légitime à l'autodétermination" estime le ministère algérien des Affaires étrangères.

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