Le groupe Ooredoo a confirmé ce dimanche 23 février l’expulsion du directeur de sa filiale algérienne l’Allemand Nickolai Beckers dans un communiqué rendu public. Le conseil d’administration de l’opérateur téléphonique qatari, qui ne révèle pas les raisons de l’expulsion de son PDG, affirme suivre « avec grand intérêt les motifs de l’expulsion ».

Le groupe qatari souligne qu’il « mène une enquête approfondie pour déterminer les raisons de la décision émise par les autorités algériennes contre M. Beckers ». Le conseil d’administration du groupe a aussi tenu à réaffirmer son attachement au respect « des normes les plus élevées en matière de service vis-à-vis de ses clients et les lois des organismes d’organisation de ses sociétés opérant dans divers pays à travers le monde ».

Cette déclaration parvient après la première réaction du groupe à l'expulsion de l'Allemand. « Suite à des informations diffusées sur certains sites d’information et les réseaux sociaux concernant son directeur général Nickolai Beckers, Ooredoo Algérie ne souhaite pas faire de déclaration concernant cette affaire. Ooredoo Algérie est toujours en train de réunir les informations sur le sujet », indiquait-il.

Il faut rappeler que Abdelmadjid Tebboune a ordonné l’expulsion du territoire algérien le PDG de l’opérateur téléphonique Ooredoo, Nikolai Beckers, mercredi dernier. Cette décision a été prise suite à l’entêtement de l’opérateur téléphonique à licencier 900 travailleurs algériens de l’entreprise, selon les sources officielles, alors que d’autres sources évoquent une affaire d’espionnage pour un pays étranger.

Le PDG d’Ooredoo a été accompagné par les services de sécurité le jour même vers l’aéroport d’Alger, afin qu’il quitte le territoire national. Nikolai Beckers a été désigné président-directeur général de l’opérateur téléphonique qatari Ooredoo au mois d’août dernier par Saoud Ben Nasser Al Thani, directeur exécutif du groupe. Il a remplacé le Soudanais Abdulatif Hamad Dafallah.