L’ancien directeur du protocole de l'ex-président Bouteflika, Mokhtar Reguieg, a été placé sous mandat dépôt par le juge d'instruction près le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger. Il est en ce moment incarcéré à la prison d’El Harrach, rapportent des sources concordantes.

Mokhtar Reguieg est poursuivi pour « abus de fonction » dans des affaires de corruption liées à plusieurs ex-ministres et hommes d'affaires déjà incarcérés. Il faisait l'objet d'une enquête par la brigade de Bab Djedid, avant d’être déféré devant le juge d'instruction près le tribunal de Sidi M'hamed.

Ancien ambassadeur de l'Algérie en Italie et diplomate de carrière, Mokhtar Reguieg avait été nommé en octobre 2005 au poste de directeur du protocole de la présidence, en remplacement de Rachid Maârif.

Ses fonctions ont pris fin le 17 avril 2019 après les changements politiques qu’a connus l'Algérie suite à la contestation populaire née le 22 février 2019. Mokhtar Reguieg a été officiellement limogé après que le président Bouteflika eut annoncé son retrait définitif de la vie politique et de la course à la présidentielle projetée pour le 18 avril 2019. Il a été convoqué, le 14 mai 2019, par le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida en qualité de témoin.

Selon certaines sources, on aurait promis à l’homme de confiance de la fratrie Bouteflika un poste d'ambassadeur si un mouvement des chancelleries algériennes établies à l’étranger allait être opéré. Notons que des rumeurs faisant état de sa fuite en Espagne avaient été relayées avant qu’elles ne soient finalement démenties.

Par ailleurs, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a placé en détention provisoire ce lundi 24 février l’homme d’affaires Hocine Metidji et son fils. Les deux prévenus ont été entendus samedi par le même magistrat. Le PDG du groupe Metidji, spécialisé dans la production des produits céréaliers, a été auditionné avec d’autres accusés, dont Mohamed Belaïdi, ex-DG de l’Office algérien des céréales, et deux anciens directeurs de coopératives céréalières de l’Ouest pour des affaires de corruption.