Les ex-Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia ont demandé, chacun à sa manière, la convocation par le juge de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika. C’était ce dimanche 1er mars à l’occasion du procès en appel dans l’affaire du montage automobile et le financement du 5ème mandat de Bouteflika.

Abdelmalek Sellal a clairement demandé au juge de convoquer le président déchu comme témoin. Pour lui, le juge devrait convoquer Bouteflika pour confirmer ses dires, notamment quand il dit que sa seule mission était l’application du programme de l’ex-président. A l’époque, le seul pouvoir existant était entre les mains du président, précisait Sellal qui cherchait à se déresponsabiliser dans la passation contraire à la réglementation de nombreux marchés publics.

De son côté, Ahmed Ouyahia n’a pas été aussi direct. Dans une réponse très subtile à une question sur les affaires florissantes de ses enfants, il n’a pas hésité à citer l’ex-président Abdelaziz Bouteflika et les services de la présidence. L’ex-chef du gouvernement n’est cependant pas allé jusqu’à demander au juge de convoquer Bouteflika.

Ouyahia aussi implique Bouteflika

A propos des sociétés détenues par ses enfants, Ahmed Ouyahia affirmera qu’il avait informé oralement le président de la République. Il ajoutera que les services de la présidence étaient au courant également. Histoire de suggérer au juge de convoquer l’ex-président s’il veut confirmer l’information.

Par ailleurs, lors de ce procès en appel à la Cour d’Alger, Ahmed Ouyahia a aussi eu à réponse à des questions sur ses différents comptes bancaires. Le juge reprochait à l’ex-patron du RND de ne pas avoir déclaré l’existence d’un compte bancaire contenant la somme de 30 milliards de centimes. Sur le sujet, il réfutera l’accusation de fausse déclaration. Ouyahia dira qu’il a simplement oublié de déclarer cette somme.

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