Le secrétaire général du Syndicat des imams a révélé ce dimanche 1er mars que les imams ont reçu des instructions afin de faire avorter le Hirak. S’exprimant sur les colonnes du journal arabophone Echourouk, Djelloul Hadjimi affirme, en effet, que leur tutelle leur a donné des directives pour prêcher contre la révolution populaire. 

Djelloul Hadjimi révèle aussi que les mosquées ont été instrumentalisées du temps du règne de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Il affirme, en outre, que les intérêts politiques et personnels de certains responsables ont pris le dessus sur le rôle de l’imam. Néanmoins, le secrétaire général du syndicat des imams indique que « la majorités imams ont refusé d’appliquer les instructions contre la volonté populaire même s’ils se sont retrouvés entre deux feux ». Il a ajouté que les imams se sont libérés de ces instructions et qu’actuellement, ils accomplissent leur rôle sans être « ni pour, ni contre le Hirak ». Hadjimi a insisté sur la nécessité de poursuivre ce mouvement dans le calme et la sérénité, loin de toute violence.

Par ailleurs, le secrétaire général des imams s’est exprimé sur la propagation du coronavirus. Il affirme que cette épidémie reste ambiguë. Hadjimi accuse les autorités d’utiliser le cas de l’Italien, atteint du virus, pour dévier les Algériens de leurs revendications.

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Il faut rappeler que le Syndicat des imams fait partie des organisations de masse qui ont appelé l’ancien président déchu, Abdelaziz Bouteflika, à se présenter pour un cinquième mandat. Djelloul hadijimi avait déclaré à l’époque : « Ce soutien indéfectible à un cinquième mandat du président émane de la volonté de préserver la paix et stabilité du pays ainsi que les acquis réalisés par le président de la République au cours des quatre mandats derniers».

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