L’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) Amar Saâdani quitte le parti. Il n'est désormais plus membre du comité central pour des « raisons familiales ». Selon le quotidien francophone "Le Soir d'Algérie", il serait en fuite à Paris en France. 

Selon l'actuel SG du Front de libération nationale, Ali Seddiki, Amar Saâdani a longuement discuté avec lui au téléphone. Il l’a informé de sa décision de quitter le parti et de ne plus participer à ses activités organiques. Il a justifié sa décision par des « circonstances familiales particulières ».

L’ancien président de l'Assemblée populaire nationale a évité d’évoquer les réelles raisons qui "l'obligent" à quitter la scène politique algérienne. Il faut rappeler qu'il s'est réfugié dans la capitale française, Paris, depuis plus de deux ans, pour échapper aux poursuites judiciaires dont il fait l'objet, notamment à la suite du déclenchement du Hirak.

Il a été convoqué par la justice à deux reprises dans le cadre d'une affaire de détournement de foncier dans la wilaya de Tipasa. Des convocations auxquelles il n'a jamais répondu, sachant que plusieurs personnes impliquées dans cette même affaire sont en détention provisoire. Jusque-là, les autorités algériennes n'ont pas lancé un mandat d'arrêt international à son encontre.

Pour rappel, en 2007, Amar Saâdani était déjà au cœur d'un scandale de détournement de 32 milliards de dinars des fonds de la Générale des concessions agricoles (GCA) à Ouargla, El Oued et également à Djelfa. Il était soupçonné de financement, par la GCA, de « projets fictifs de développement de l’agriculture saharienne ».