La procédure concernant la plainte déposée contre Naïma Salhi pour « incitation à la haine raciale et appel au meurtre » a été enfin engagée, a indiqué sur sa page Facebook l'avocat Kader Houali, l'un des trois plaignants.  

Cette action judiciaire a été intentée le 9 juin 2019 par deux avocats et un journaliste, en l'occurrence Kader Houali, Sofiane Dekkal et Chaït Salim, contre Naïma Salhi, présidente du Parti pour l’Équité et la Proclamation (PEP), pour « incitation à la haine raciale et appel au meurtre via sa page officielle Facebook, à travers des vidéos et des publications », écrit l'avocat Kader Houali.

La procédure a donc été enclenchée,« après plus de huit mois d’attente lors desquels notre plainte était perdue entre deux juridictions. L’instruction est enfin engagée contre cette délinquante politique qui ne cesse de faire parler d’elle, malgré la fermeture de ses deux pages officielle », se félicite le même avocat.

Les trois plaignants ont exprimé leur souhait de voir la procédure aboutir un procès qu'ils espèrent « équitable », insistant, par ailleurs, sur la gravité des faits. « Nous tenons à rappeler que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit passible de justice (sic) et nous ne ménagerons aucun effort pour en traduire les promoteurs devant les tribunaux », affirme l'avocat Kader Houali.

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Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé la préparation d'un projet de loi criminalisant toute forme de racisme et de régionalisme.

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