En plus de ses conséquences désastreuses sur la santé, le coronavirus (Covid-19) menace sérieusement l’économie mondiale. En effet, une crise économique de grande ampleur se profile à l’horizon. Le taux de croissance mondiale sera revu à la baisse, entraînant ainsi une chute vertigineuse des prix du pétrole. Cette situation va inéluctablement plomber l'économie algérienne et achever les plans gouvernementaux basés sur un prix de pétrole à 60 dollars.

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Ainsi, l’économie mondiale s’apprête à vivre une nouvelle récession qui pourrait être pire que la crise financière de 2008. Selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement européen (OCDE) du 3 mars, une chute de la croissance mondiale d'un demi-point, de 2,9 à 2,4 %, en 2020 est prévue. Des chiffres aussi catastrophiques que ceux enregistrés après la crise de 2008.

Conséquences sur l’Algérie

La situation de l’économie algérienne dépend aussi de celle de ses premiers partenaires. La Chine est frappée de plein fouet par cette crise. Son économie tourne au ralenti depuis presque deux mois. Quant à la croissance de la France, elle devrait fortement chuter aussi. Elle passera de 1,3 % à 0,9 %, en 2020. Un taux qui est loin des prévisions du gouvernement et qui mettra ce dernier en difficulté.

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Cette chute du taux de croissance des premiers partenaires de l’Algérie ralentira les échanges, mais devra aussi avoir un effet négatif sur les exportations algériennes, essentiellement en hydrocarbure. Ce ralentissement conjugué à l’effondrement du marché pétrolier n’augure rien de bon pour l’économie algérienne. L’économie mondiale étant interconnectée, la récession mondiale plonge les marchés pétroliers dans une dépression qui pourra durer dans le temps. Cette chute des prix, qui ont atteint le seuil inquiétant de 30 dollars, met l’économie algérienne dans une situation inquiétante, sachant que le pays a besoin d’un baril de 80 dollars pour équilibrer le budget de l’Etat.

Conséquences désastreuses sur le plan social

Ainsi, avec un baril à 30 dollars, l’économie nationale se retrouve avec un déficit impossible à combler. Le gouvernement sera obligé d’appliquer une nouvelle politique d’austérité budgétaire avec toutes ses conséquences sur le front social, déjà en ébullition. Les réserves de change vont continuer à s’effondrer, obligeant le gouvernement à faire appel aux institutions financières internationales avec tout ce que cela implique sur le plan de la souveraineté nationale.

Sur le plan social, on doit s’attendre à la hausse des prix de première nécessité et à une inflation galopante, qui va compliquer la situation politique instable du pays.

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