Les cours du pétrole continuent leur dégringolade. Ce lundi 9 mars, le prix du baril a chuté à 35 dollars. Un niveau jamais égalé depuis 2016. Les spécialistes prévoient même une baisse à 20 dollars le baril.

Faute d'un accord entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole et la Russie sur une coupe supplémentaire de brut et après que Riyad a réduit drastiquement le prix de vente de son pétrole, les cours de l'or noir ont encore baissé ce lundi.

Pis, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, prévoit d’augmenter sa production de brut à plus de 10 millions de barils par jour en avril, soit après l’expiration de l’accord sur la réduction de le production de l'OPEP et ses alliés, selon l’APS qui a repris des agences de presse étrangères. Une donne qui augure une nouvelle chute dans les jours à venir. A noter que l’Arabie saoudite, qui a une capacité de production de pétrole de 12 millions de b/j, a pompé 9,7 millions de b/j au cours des deux derniers mois. Ce pays du Golfe opte donc pour la même stratégie qu'en 2014.

Quelle stratégie pour l'Algérie ?

Cette chute libre des prix du pétrole aura des répercussions désastreuses sur l'économie algérienne, une économie basée essentiellement sur les exportations des hydrocarbures. Et quand on sait que la loi de finances 2020 a été élaborée sur la base d'un prix référentiel de 50 dollars le baril, on ne peut que craindre le pire. Il y a lieu de se demander quelle stratégie adoptera le nouveau gouvernement pour faire face à cette crise. Des économistes estiment même que les dispositions consistant en l'annulation de l'IRG pour les retraités et la régularisation des jeunes du pré-emploi seront sérieusement menacées.

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