Bank of America Global Research a revu ses prévision à la baisse concernant les prix du pétrole. L’institution financière, à l’instar d’autres banques américaines, prévoit une chute vertigineuse des cours du Brent. La banque table sur un baril à moins de 20 dollars dans les prochaines semaines.

Ainsi, les prévisions sont alarmantes sur la situation du marché pétrolier. Les analystes de la banque américaine expliquent leurs prévisions par la guerre ouverte sur le plafonnement de la production entre l’Arabie saoudite et la Russie, d’une part, et la baisse de la demande, d’autre part. L’Arabie saoudite a décidé d’augmenter son quota de 500 000 barils par jour, malgré l’effondrement du marché et la chute des prix qui a battu tous les records, y compris celui de la crise de 1991, lors de la première guerre du Golfe.

Cette situation est d’autant plus compliquée que les prévisions de la demande mondiale baisseront d’environ 90 000 barils par rapport à l’année précédente. Cela représente une forte révision à la baisse par rapport aux dernières prévisions publiées en février, par l’Agence internationale de l’énergie qui tablaient encore sur une hausse de 825.000 bpj cette année.

Chute de la demande sur les énergies

Il faut aussi signaler que les prévisions de chute de la demande ne concerne pas seulement le pétrole, selon l’AIE « La crise du coronavirus affecte de nombreux marchés de l’énergie – y compris le charbon, le gaz et les renouvelables – mais son effet sur les marchés pétroliers est particulièrement grave parce qu’elle empêche les personnes et les biens de circuler, un coup dur pour la demande de carburants dans les transports », est-il rapporté.

La confirmation de ce nouveau choc pétrolier est une nouvelle alarmante et inquiétante pour l’Algérie. Le pays risque la banqueroute sans qu’aucune solution ne soit adaptée à la situation. L’ Algérie va payer chèrement sa dépendance aux hydrocarbures .

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