Le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs a requis ce jeudi 12 mars une année de prison ferme à l'encontre du Moudjahid Lakhdar Bouregâa. Le procès de cet ancien maquisard qui soutient activement le Hirak en Algérie, se poursuit toujours, notamment avec les plaidoiries des avocats de la défense.

Lakhdar Bouregâa est resté plusieurs mois à la prison d'El Harrach avant sa libération provisoire le 2 janvier dernier. Les services de sécurité ont procédé à son arrestation le 29 juin 2019 suite à des déclarations destinées à l'ex-chef d'état-major de l'ANP, Ahmed Gaïd Salah. Des déclarations soutenant le Hirak en Algérie et dénonçant la politique prônée par l'ex-patron de l'armée algérienne.

Pour rappel, la chambre d'accusation a toujours rejeté les demandes de libération du vieux maquisard, malgré son âge (87 ans) et son état de santé qui se dégradait de plus en plus. D'ailleurs, c'est la détérioration de son état de santé et la mobilisation des militants autour de son cas, qui a amené les magistrats à décider sa libération au début de l'année.

Poursuivi pour atteinte au moral de l'armée et outrage à corps constitué, Lakhdar Bouregâa subira une intervention chirurgicale pendant son incarcération. Il a été transféré à plusieurs reprises au pavillon des prisonniers du CHU Mustapha d'Alger. C'est visiblement la dégradation de son état de santé qui l'a fait sortir de la prison, notamment parce que les détenteurs du pouvoir ne voulaient pas avoir un autre cas Kameleddine Fekhar ou Mohamed Tamalt dans les bras. Ou sur le dos.

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