Le Front des forces socialistes (FFS) semble avoir entamé son chemin vers une sortie de la crise qui le secoue depuis plus de deux années. En effet, après la démission de trois membres de son Instance présidentielle, le parti fondé par Hocine Aït Ahmed va tenir un congrès extraordinaire les 10 et 11 avril prochain, en guise de première étape de la sortie.

C'est ce qui ressort des deux communiqués rendus public samedi 14 mars après que les trois membres de l'Instance présidentielle ont acté leur démission collective. Des communiqués signés par les deux co-présidents de la Commission de préparation du congrès national (CPCN), Mohand Amokrane Cherifi et Mohamed Nebbou qui ont appelé à « reconstruire l'unité du parti pour assurer sa pérennité, poursuivre le combat de son père fondateur pour libérer l’Algérie de la dictature et faire face aux défis et enjeux qui se profilent à l’horizon au niveau national et international ».

Dans leur appel aux militantes, les deux responsables les exhortent « à resserrer les rangs et à se mobiliser autour de la CPCN » pour réussir la tenue de ce congrès susceptible de sauver « le parti, menacé dans son existence". Pour les militants de ce parti, il s'agit de reconstruire l'unité du parti qui a "volé en éclats, ses structures fragilisées, sa base militante désorientée et sa ligne politique malmenée ».

À lire aussi :  Vers une coopération nucléaire entre le Maroc et Israël

Le FFS veut réaliser le consensus en son sein

Mais pour les militants, le second texte est plus intéressant dans la mesure où les deux responsables du FFS y présentent les perspectives proches du parti. C'est en fait un compte rendu de l'installation de la CPCN et l'annonce de la date de la tenue du congrès extraordinaire. Mais c'est surtout un plaidoyer pour un consensus destiné aux quelques 400 congressistes appelés à élire, les 10 et 11 avril prochain à Alger, les nouveaux membres de l'Instance présidentielle.

En effet, pour Cherifi et Nebbou, le prochain congrès extraordinaire ne doit pas être un congrès de division. « Divisé, il ne sera pas en mesure d’organiser un Congrès National Ordinaire unitaire » affirment-ils. Ils estiment effectivement que le seul objectif de ce congrès extraordinaire est l'organisation du 6ème congrès national ordinaire d'ici la fin de l'année 2020.

Pour le respect des principes et des valeurs du parti

Ils estiment aussi que pour réussir ce consensus, il faudra penser à élaborer un programme commun. Pour les deux présidents du FFS, ce programme consiste en « le respect des principes et des valeurs du parti, le respect des bases de fonctionnement du parti (débat, collégialité, concertation, consensus), le respect de la ligne et de la stratégie politique du parti (l'autonomie à préserver en toute circonstance) et le respect des délibérations du conseil national ».

À lire aussi :  Vers une coopération nucléaire entre le Maroc et Israël

Mohand Amokrane Cherifi et Mohamed Nebbou évoquent également les structures consensuelles susceptibles de réaliser le consensus souhaité. Il s'agit en fait de « la mise en place de structures consensuelles à tous les niveaux du parti, local et national, permettant l’inclusion de toutes les intelligences militantes du parti ».

Lire aussi : Algérie-FFS : Démission de trois membres de l’Instance présidentielle