Malgré les mesures drastiques prises par les autorités du pays pour endiguer le coronavirus, parmi lesquelles l'interdiction des rassemblements, certaines familles, inconscientes des dangers encourus, tiennent toujours à l’organisation des événements festifs qu'elles ont programmés pour cette période de l'année. 

Un autre mariage a été interrompu, vendredi 20 mars, par la Gendarmerie nationale, accompagnée d’un personnel médical spécialisé, dans la wilaya de Béchar. Les éléments de ce corps de sécurité ont intercepté le cortège nuptial, en provenance de Blida- la wilaya la plus touchée du pays par le coronavirus- à l'entrée Nord de la ville de Bechar.

Les deux mariés ont été immédiatement transférés à l'hôtel local "Antar", où ils seront en quarantaine pendant deux semaines. Quant aux proches de la mariée, qui sont 36 ​​à l'avoir accompagnée à Bechar, ils ont été soumis aux tests de dépistage du coronavirus. Les personnes testées négatives seront autorisées à rentrer chez elles, tandis que celles qui seront testées positives seront mises en quarantaine dans un hôpital.

La nouvelle a, par ailleurs, semé la panique au sein des habitants de cette wilaya du sud de l'Algérie, compte tenu de la provenance du cortège nuptial. D'ailleurs ce sont eux qui en ont avisé les autorités pour y mettre fin.

À lire aussi :  Le recteur de la grande mosquée de Paris apporte son soutien à Salman Rushdie

Alors que les gérants des salles des fêtes ont été notifiés de l'interdiction absolue d’organiser des réceptions, certaines familles tentent tant bien que mal de contourner cette consigne. A Aïn Temouchent, la Gendarmerie a également dû intervenir pour mettre fin à une réception organisée dans le domicile d'un particulier. Une inconscience qui peut s'avérer fatale pour les concernés et pour toute la population, au vu de la progression fulgurante du virus.

A lire aussi : Coronavirus en Algérie : La police arrête une fête de mariage