Le Parlement européen s’est exprimé sur la condamnation de Karim Tabbou et sur les conditions du déroulement de son procès. En effet, Maria Arena, présidente de la Sous-commission des droits de l’homme, et Andrea Cozzolino, président de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb, ont dénoncé, mercredi 25 mars, dans une déclaration rendu publique « un acharnement judiciaire incompréhensible » contre le coordinateur de l’UDS.

« La condamnation de Karim Tabbou en appel hier (ndlr, mardi), et en l’absence de ses avocats, va à l’encontre de son droit à un procès équitable dont il bénéficie en vertu du droit algérien ainsi que des conventions internationales ratifiées par l’Algérie. L’acharnement judiciaire dont est victime Karim Tabbou est incompréhensible et contraire à l’État de droit », ont indiqué les représentants du parlement européen. Ils rappellent que « Karim Tabbou devrait sortir de la prison de Koléa jeudi 26 mars, après avoir purgé sa peine, et ce conformément au verdict du tribunal du 11 mars 2020 ».

Grave dérive dans une conjoncture sanitaire difficile

Les signataires de la déclaration ont appelé les décideurs à prendre en considération la conjoncture actuelle marquée par la pandémie de coronavirus : « Alors que nous souffrons tous de la crise sanitaire mondiale, nous appelons les nouvelles autorités algériennes à prendre toute la mesure qu’une telle décision pourrait avoir sur l’intégrité physique de M. Tabbou et sur celle de l’ensemble des détenus du Hirak ainsi que les risques sérieux en matière de santé publique ».

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Il faut rappeler que Karim Tabbou a été condamné, mardi 24 mars, à une année de prison ferme par la cinquième chambre d’accusation près la Cour d’Alger, dans un procès qui a fait couler beaucoup d’encre. En effet, le coordinateur de l’UDS a été condamné alors qu’il était dans état de santé critique. Pis, son procès a été programmé à l’insu de ses avocats.

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