Le rédacteur en chef et deux journalistes du journal Esswat El Akhar ont été arrêtés par les éléments de la Sûreté nationale, mercredi 1er avril. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire, ce jeudi 2 mars, pour publication d'un article sur "de supposés tests faussés par l’Institut Pasteur".  

Le rédacteur en chef de ce journal, Rafik Mouhoub, ainsi que les deux journalistes, répondant aux noms de Meriem Cherfi et Mohamed Lamari, ont été présentés devant le procureur du tribunal de Sidi M’Hamed d'Alger ce jeudi. Pour leurs confrères et les défenseurs des droits de l'Homme en Algérie, c'est là l'atteinte de trop à la liberté d'expression.

Les journalistes ont publié un article selon lequel l’Institut Pasteur aurait commis une erreur de diagnostic sur un cas de coronavirus testé négatif au Covid-19 dans un premier temps, puis positif. Il y a lieu de signaler que cette information a été révélée, en premier, par un député de Batna qui, lui, n'a pas été inquiété. Les trois journalistes arrêtés n'ont fait que reprendre l'information à l'instar d'autres médias.

Ainsi, cette nouvelle interpellation de travailleurs de la presse confirme la tendance répressive des autorités algériennes envers les journalistes. Un acharnement qui ne semble pas s'estomper, même en cette crise sanitaire. Rappelons qu'il n'y a même pas une semaine, un autre journaliste, Khaled Drareni, a été mis sous mandat de dépôt à la prison de Koléa. Paradoxalement, ces arrestations sont opérées parallèlement à la grâce présidentielle décrétée par Tebboune en faveur de 5 000 prisonniers.

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