L'ancien candidat à la présidentielle de 2019, Ali Ghediri, devra encore attendre pour voir une prochaine programmation de son procès, après que la chambre d'accusation de la Cour d'Alger ait demandé au juge d'instruction de fournir un complément d'information.

En effet, les avocats de Ali Ghediri ont révélé que ce complément d'information présenté par le juge d'instruction chargé de l'affaire, ne concernait pas leur client, mais le principal accusé. En outre, les avocats du général à la retraite, Ali Ghediri, ont laissé filtrer peu d'informations sur l'identité de l'accusé et ont seulement dévoilé ses initiales G. S. E.

Selon Khaled Bourayou, avocat du général à la retraite Ali Ghediri, son client est accusé d'avoir transmis à la personne concernée des informations de nature à porter atteinte à l'ANP et à l'économie nationale, mais il s'agit en réalité d'une affaire montée de toute pièce pour nuire à son client, déclare-t-il. Par ailleurs, il a qualifié G. S. E. de personne malhonnête qui avait falsifié son identité afin de présider un parti politique.

Ghediri sera confronté de nouveau au principal accusé

Le dossier fourni par le juge d'instruction à la chambre d'accusation révèle le compte bancaire du principal inculpé, G. S. E., ainsi que celui de son épouse et les derniers messages échangés entre lui et Ali Ghediri. Par ailleurs, le dossier fait savoir que l'organisation d'une nouvelle confrontation entre Ali Ghediri et G. S. E. aura lieu. Il s'agirait d'une seconde confrontation puisque le juge d'instruction avait déjà organisé une opération similaire.

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Il importe de signaler que Ali Ghediri, arrêté le 13 juin 2019, refuse de demander la libération provisoire et exige sa réhabilitation. Quant à ses avocats, suite aux nouvelles tournures que prend l'affaire, ont évoqué trois possibilités, à savoir la prononciation d'un non-lieu et la remise en liberté de leur client, le maintien des mêmes accusations ou la requalification des accusations portées contre l'ancien militaire. En outre, les avocats entrevoient la possibilité d'une programmation d'un procès au mois d'octobre prochain.

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