Etre contaminé du coronavirus reste une expérience dure à vivre et à surmonter. 591 cas contaminés de Covid-19 sont d'ailleurs guéris en Algérie, au dernier bilan du ministère de la Santé établi dimanche 12 avril. Néanmoins, ces "rescapés" ont du livrer une bataille féroce pour s'en sortir, comme le démontrent certains témoignages émouvants. Leurs souffrances sont beaucoup plus d'ordre psychologique.

Une dame, septuagénaire, originaire de Blida raconte son calvaire au journal arabophone El Khabar. "Je comptais les jours et les minutes" a-t-elle dit. Elle affirme en outre que ce qui lui a fait surtout mal, ce sont ces rumeurs partagées sur les réseaux sociaux qui l'ont donnée comme morte. Son fils, dit-elle, a fini d'ailleurs par croire à ces racontars.

"Des gens affirmaient que je n'allais pas m'en sortir étant donné que je suis âgée de 70 ans et souffrante d'une maladie chronique", raconte t-elle. "Dieu merci, aujourd'hui je suis bien, je me suis remise de cette maladie". Pour elle, cette expérience fait partie du passé qui restera cependant gravée à jamais dans son esprit.

Finalement, ce n'était pas une grippe passagère

"Au début, j'ai cru qu'il ne s'agissait que d'une simple grippe passagère. Je suis allée voir le médecin qui m'a prescrit d'ailleurs des médicaments en conséquence. Mais au bout d'un certain temps, aucun effet n'a été enregistré. Prenant mon courage à deux mains, je suis allée à l’hôpital pour effectuer des tests de coronavirus. Il s'est avéré qu'il s'agissait bel et bien de cette fâcheuse maladie contre laquelle j'ai gagné la bataille", a soutenu cette miraculée de Blida.

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De son côté, un médecin privé d'Alger a fait savoir au même journal qu'il revenait de loin. Son cas était très compliqué, à tel point , dit-il, qu'il a été soumis à des soins intensifs. "Je trouvais d'énormes difficultés pour respirer. J'étais admis en soins intensifs, alors que ma femme et mes enfants ont été mis en confinement à domicile. C'était des moments très durs pour tout le monde" raconte-t-il affirmant qu'il a été l'un des premiers cas à être traités à la chloroquine. Un médicament qui a vite donné de bons résultats puisque ce médecin exerçant à Alger s'en est sorti indemne du Covid-19.

Le cas du député de Tizi-Ouzou

Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le député Mohamed Klaleche a également vécu l'enfer après avoir été infecté par le coronavirus. Le parlementaire du FFS raconte à El Khabar qu'il fallait accepter la chose, pour ensuite la combattre". Il a reconnu qu'il a été anxieux tout de même, puisqu'il s’inquiétait surtout pour sa famille.

"La fenêtre de la chambre de l’hôpital où j'étais admis était le seul moyen de communication avec l’extérieur" a-t-il également soutenu. Les choses ont également évolué pour lui qui a quitté la sphère des contaminés au coronavirus.

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