Le diplomate algérien Ramtane Lamamra a réagi officiellement dans une déclaration rendue publique ce jeudi 16 avril, à la polémique qu’a suscité sa candidature au poste de l’envoyé spécial de l’ONU en Libye.  L’ancien ministre algérien affirme qu’il compte retirer son acceptation de principe donnée préalablement, au secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres.

Ramtane Lamamra a confirmé que le SG de l’ONU António Guterres, lui a proposé le 7 mars dernier de succéder au Libanais Ghassan Salamé au poste de représentant spécial et chef de la mission d’appui des Nations unies en Libye.

« Le Secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, a pris l’initiative, le 7 mars 2020, de me proposer personnellement le poste de Représentant spécial et Chef de la Mission d’Appui des Nations Unies en Libye. J’ai donné mon accord de principe dans un esprit d’engagement en faveur du peuple libyen frère ainsi qu’envers les organisations universelles et régionales concernées par la résolution de la crise libyenne », indique Ramtane Lamamra dans sa déclaration.

Cependant, l’ancien chef de la diplomatie algérienne annonce qu’il compte décliner officiellement l’offre du SG de l’ONU, et de retirer son acceptation de principe. « Les consultations d’usage auxquelles procède M. Guterres depuis lors ne semblent pas susceptibles d’aboutir à l’unanimité du Conseil de Sécurité et d’autres acteurs (...) En conséquence, je compte, au cours d’un entretien téléphonique dans les prochaines heures avec le Secrétaire général des Nations Unies, réitérer mes remerciements à M. Guterres pour le choix qu’il a porté sur ma personne et lui exprimer mon regret de devoir lui notifier le retrait de mon acceptation de principe de sa proposition que je lui avais donnée le 7 mars dernier, » précise le diplomate algérien.

Pour rappel, la nomination du Ramtane Lamamra en tant qu’envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU en Libye a été bloquée par les Etats Unis. Et ce malgré l’approbation rapide de 14 des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Le veto imposé par les Américains à la candidature de Lamamra serait motivé par certains alliés des États-Unis, notamment les  Émirats arabes unis, l’Egypte et le Maroc.

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