L'Association des ouléma musulmans algériens a émis une fatwa, samedi 18 avril, autorisant les personnels médical et paramédical en charge de l'accompagnement des patients atteints du coronavirus à ne pas jeûner durant le mois de ramadan.

Dans un communiqué publié samedi, l'Association des ouléma reconnaît d'emblée que le coronavirus, qui a coûté la vie à plus de trois cents personnes en Algérie, est « l'une des pires pandémies qu'a connues le monde et (elle) aura des répercussions sur la vie politique et économique » des pays touchés par le Covid-19.

A ce titre, l'Association a rappelé que la mission exceptionnelle que remplissent les corps médical et paramédical, mobilisés en première ligne dans la lutte contre la propagation de ce virus mortel, pourrait être impactée, pour certains, par l'observation du quatrième pilier de l'islam, à savoir le jeûne du ramadan.

Cette organisation religieuse évoque, à ce propos, des textes coraniques et de la sunna comme des preuves tangibles que l'islam dispense de ce devoir religieux les musulmans en difficulté ou frappés par la maladie. Autrement dit, les médecins et infirmiers chargés du traitement des patients infectés par le coronavirus et qui éprouveraient des difficulté à alterner carême et exercice de leur devoir médical sont autorisés à ne pas accomplir le jeûne.

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Ainsi, selon le même communiqué, chaque médecin ou infirmier, au premier front de lutte contre le coronavirus, peut observer le ramadan. Mais si ce rituel religieux peut représenter un obstacle dans l'accomplissement de sa mission en cette conjoncture sanitaire délicate, il peut alors faire l'impasse sur le jeûne.

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