L’ex-directeur de la culture de la wilaya de M’sila, Rabah Drif, a été libéré lundi 27 avril. Celui-ci avait été arrêté et placé, le 14 janvier dernier, en détention provisoire après avoir traité, sur son compte Facebook, Abane Ramdane de "traître". Il a été condamné une première fois à 6 mois de prison ferme pour "outrage à la mémoire du martyr de la révolution".

Le 20 avril dernier, il a vu sa peine réduite à 3 mois de prison ferme et 3 mois avec sursis, à l'issue de son procès en appel. Ce dernier s'est déroulé en l'absence de la famille Abane et du collectif des avocats. Et pour cause, la famille du martyr, qui s'est constituée partie civile, et les avocats n'ont été informés qu'à la veille du procès, qui s'est tenu à la Cour de M'sila. Parce que cette programmation est intervenue en plein confinement sanitaire, il était impossible pour eux de se déplacer pour assister au procès, ont-ils confié.

A l'issue du procès, la famille Abane n'a pas hésité à crier au scandale. L'opinion publique a été également sidérée par le verdict prononcé, considérant que la peine est insignifiante par rapport aux préjudices qu'il a portés à la mémoire de l'architecte de la révolution.

"Je vous ai combattu et je vous combattrai. Ce n’est pas parce que vous êtes Bachir Derraïs, mais pour une seule et unique raison, c’est que vous êtes le prolongement du plus grand traître et agent de la Révolution bénie qui est Abane Ramdane". C'est ce qu'avait écrit, pour rappel, Rabah Drif sur sa page Facebook, en réponse au réalisateur Bachir Derraïs avec qui il échangeait des commentaires.

Au lendemain de cette déclaration, Rabah Drif a été limogé de son poste de directeur de la culture de la wilaya de M’sila. Le ministère des Moudjahidine, l’Association Abane Ramdane et la famille de l'architecte de la révolution l’ont aussitôt poursuivi en justice.

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