C'est un véritable cri de détresse que vient de lancer la famille d'une femme franco-algérienne bloquée en Algérie. Dénommée Ouaiba Z, elle est atteinte d'une maladie rare. Elle souffre d'un lupus. Une maladie auto-immune qui nécessite un traitement par anticoagulant. Elle doit recevoir chaque mois une injection dans un l'hôpital, à Lyon. 

« Elle est abandonnée », déplore sa sœur Nadia, établie à Vénissieux, en France. « Elle est profondément angoissée, même si mon frère est avec elle. On est dans une situation d'urgence. Il y a un risque vital pour ma sœur. Le gouvernement se félicite d'avoir rapatrié de nombreux Français depuis l'étranger, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont toujours bloqués. On a l'impression de ne pas être entendus », ajoute-elle dans une déclaration au journal français Le Progrès.

Selon sa sœur, Ouaiba a reçu une réponse par mail du Consulat général de France à Alger, l'invitant à contacter par SMS l'agence Air France d'Alger, afin d'envisager un retour. « Il appartient à chaque voyageur de réserver et de prendre en charge financièrement son billet de retour », aurait précisé consulat à la Franco-algérienne.

Des vacances qui tournent au cauchemar

Ouaiba Z, âgée de 43 ans, est partie en vacances en Algérie début mars. Elle s'est rendue des parents dans la wilaya de Sétif. Elle devait regagner la France le 5 avril. Sauf qu'entre-temps, le confinement a été imposé, les frontières ont été fermées et la plupart des vols ont été annulés. Suivant la procédure, elle s'est inscrite début avril sur le site du Consulat de France à Alger, pour être rapatriée. Mais pour l'heure, elle demeure bloquée en Algérie.

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« Je dois être hospitalisée en ambulatoire une fois par mois pour recevoir une injection », précise Ouaiba, qui arrive au terme de son traitement. L'injection, prévue le 6 avril à l'hôpital Edouard-Herriot, à Lyon, ne lui a donc pas été administrée. « On me conseille de prendre contact avec un médecin en Algérie pour assurer la continuité de mon traitement mais je sais que c'est impossible car un de mes traitements, le plus important, n'existe pas ici. Si je ne le prends pas, des caillots de sang risquent de se former et peuvent provoquer une phlébite, une embolie pulmonaire ou une thrombose...», s'inquiète la Franco-algérienne.

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