Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems Eddine Chitour, a déclaré, ce jeudi 30 avril, que la rédaction des thèses du doctorat se fera obligatoirement en anglais. Cette nouvelle décision entre dans le cadre de la généralisation de l’anglais dans les universités algériennes.

S’exprimant ce jeudi devant les parlementaires, Chems Eddine Chitour a insisté sur l’importance de passer vers la généralisation de la langue anglaise dans l’enseignement supérieur. Cette approche représente, selon lui, la meilleure voie qui permettra à l’université algérienne d’augmenter sa visibilité sur le plan international.

Le ministre de l’Enseignement supérieur rappelle que son département avait autorisé, il y a quatre mois, le résumé du doctorat en langue française. « Et cela seulement parce que de nombreux étudiants ont avancé dans leurs thèses. Désormais, les doctorants sont obligés de soumettre leurs thèses en langue anglaise », a-t-il répondu à une question d’un député.

Remplacer le français par l’anglais à l’université

Il faut dire que Chems Eddine Chitour fait de la généralisation de l’usage de l’anglais dans  l’université son cheval de bataille depuis son installation à la tête du ministère. En décembre dernier, la commission sectorielle du renforcement de la langue anglaise avait exhorté à faire la maîtrise de cette langue une condition pour accéder au master et au doctorat à partir de 2020.

Dans son rapport final, la commission recommande l’obligation d’être titulaire d’un ‘B 2’ en anglais afin d’accéder aux master et doctorat. Elle avait proposé que les étudiants aient une note minimum de 11 sur 20 pour postuler à la post-graduation à partir de l’année universitaire 2020/2021. La commission a, en outre, décidé du lancement de cours d’anglais à distance et de la création de quatre instituts doctorants pour cette langue, au Centre, à l’Est, à l’Ouest et au Sud du pays.

En parallèle, le ministère a décidé de renforcer le partenariat avec le conseil britannique en signant de nouveaux accords bilatéraux. Il envisage aussi le lancement de cours d’anglais sur Internet et la mise en place de tous les outils nécessaires à la promotion de cette langue en Algérie.

Lire aussi :  Covid-19 en Algérie : Un plan d’urgence pour sauver l’année universitaire