Les médecins généralistes affectés au service de lutte contre le coronavirus ont exprimé, mardi 28 avril lors d'un rassemblement dans l'enceinte de l'hôpital Frantz Fanon de Bejaïa, leur mécontentement et leur colère quant à l'injustice de l'administration.

En effet, les médecins protestataires ont dénoncé, lors de ce rassemblement, la gestion de la crise sanitaire par l'administration, qu'ils ont qualifiée de « gestion inéquitable » dans l'élaboration des tableaux de garde et dans l'hébergement dans les hôtels mis à la disposition du personnel de la santé. A ce titre, les protestataires expliquent que l'administration casse leur volonté et leur engagement dans cette crise sanitaire du coronavirus.

Dans le même ordre d'idées, les médecins protestataires ont fait comprendre que le risque devait être partagé. « On n’est pas des boucliers » ont-il déclaré, affirmant que leur contribution dans la lutte contre le coronavirus intervient pour les malades et que l'effort doit être partagé par tout le monde. « Personne, parmi nous, n’a  bénéficié de chambre d’hôtel alors que d’autres, qui sont dans des services fermés, y sont installés » ont-ils accusé.

De son côté, le Directeur général du CHU de Bejaïa, Djamel Merad, a indiqué sur les colonnes du quotidien Liberté, que l'action menée par les médecins était illégale. Il a estimé que le tableau de garde était élaboré dans l'équité, expliquant que tous les médecins étaient concernés. "Sont exclus uniquement les généralistes des services des urgences et ceux des centres de transfusion sanguine" a-t-il précisé. Quant à l'hébergement, le DG du CHU a souligné que ces médecins généralistes de Bejaïa ne s'étaient pas inscrits sur les listes du personnel devant être hébergés.

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