Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, s'est exprimé, vendredi 1er mai, au sujet de l’avancement des travaux au nouveau stade de Tizi Ouzou. Le ministre a indiqué que l’ETRHB Haddad, l'entreprise réalisatrice du projet, a laissé « un lourd héritage » et « des bombes à retardement » qu’il faudrait déminer.

Le ministre des sports a fait savoir que l’accumulation de retards et les surcoûts constatés dans la réalisation du nouveau stade de Tizi Ouzou incombent à l’entreprise réalisatrice, l’ETRHB Haddad. Dans une déclaration accordée à la Radio Web Jow, Sid Ali Khaldi a indiqué qu’il portera, désormais, « une grande attention au stade de Tizi Ouzou. Vous savez que le projet a aussi eu beaucoup de retard et l’entreprise en charge de la construction (ETRHB Haddad, ndlr) a connu des problèmes. Nous avons mis en place une nouvelle approche avec le wali de Tizi Ouzou afin de relancer les travaux », a-t-il déclaré.

Le responsable du MJS a également évoqué l’avancement des travaux des autres stades en réalisation. Il a assuré qu’« en ce qui concerne le stade d’Oran, les travaux ont connu un avancement significatif dernièrement. Hier (jeudi, ndlr), la pelouse a été mise en place ainsi que l’éclairage. Ce stade va accueillir les jeux méditerranéens en 2022 après le report de cette manifestation. Le stade sera prêt en 2021. »

A propos du nouveau stade de Baraki, Sid Ali Khaldi a fait savoir que son ministère « travaille avec le wali de la capitale ainsi que l’entreprise chinoise en charge du projet pour mettre en place un nouveau programme afin de relancer les travaux. Je vais veiller personnellement à la finalisation du projet dans les plus brefs délais », a-t-il assuré.

Il importe de préciser que le projet du nouveau stade de Tizi Ouzou continue de défrayer la chronique. Censé être livré 30 mois après son lancement, en mai 2010, le projet est toujours inachevé. Il a englouti des sommes faramineuses en 10 ans sans qu’il ne soit livré à ce jour.

Le projet, qui connaît un taux de réalisation de 85%, n’avance pas d’un iota malgré l’examen du dossier en réunion interministérielle et la promesse faite par le gouvernement. Les travaux avaient été repris en mai 2019 par le groupement d’entreprises algéro-turc ETRHB Haddad et Mapa Insaat pour une enveloppe financière initiale de 37,760 milliards de dinars. Ce montant a été plusieurs fois revu à la hausse pour atteindre 50 milliards de dinars.

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