Le projet préliminaire de la révision de la Constitution, dévoilé jeudi par la présidence de la République, propose d'inclure un article portant sur l’"insertion de Tamazight comme disposition qui ne peut faire l’objet de révision". Une proposition qui ne semble pas être du goût du président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, qui a grincé des dents dans un communiqué rendu public vendredi 8 mai.  

Le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, affiche désormais une position claire par rapport à Tamzight. Une langue consacrée langue nationale, puis officielle en 2016. Pour la protéger davantage, le projet de la nouvelle Constitution propose un article en vue de la mettre définitivement "à l'abri", à savoir son « insertion comme disposition qui ne peut faire l’objet de révision ».

Cette proposition n'est pas pour plaire à cet homme politique de la mouvance islamiste. Il a estimé, à ce propos, que « la langue nationale officielle est une (l'arabe, ndlr) et elle n’est pas sujette à discussion et débat et aux groupes de pression », écrit-il sur sa page Facebook, vendredi 8 mai.

Tamazight seule préoccupation de Bengrina?

En clair, pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, seule la langue arabe est nationale et officielle de l'Algérie. Par sa déclaration, il dénie, ainsi, à Tamazight son statut constitutionnel.

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Pratiquement, c'est le seul point de l'avant-projet de révision de la Constitution sur lequel Bengrina a donné son avis. Sur le reste, il s'est contenté de remarques laconiques et surtout d’interrogations. Par exemple, il réclame davantage de précisions concernant les prérogatives accordées au président de la République. Cependant, il a précisé que son parti va élargir les consultations avant de publier sa position officielle relative à l’avant-projet de la révision de la Constitution.