Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) fait savoir, ce jeudi 14 mai, qu'il refuse de participer à la révision de la Constitution en Algérie. Dans un communiqué rendu public, le parti dit ne pas vouloir "s’inscrire dans une démarche qui tourne le dos à la souveraineté du peuple".

Dans un long texte publié sur sa page officielle Facebook, le RCD a estimé que "les parrains du système" ont choisi une atmosphère "pour le moins surréaliste", pour publier "les triturations qu’ils comptent introduire dans la constitution pour tenter de sauver le système en place".

Ainsi, dans son communiqué, le parti "condamne l’autoritarisme et le mépris des tenants du pouvoir envers les populations" et affirme qu'il "ne saurait s’inscrire dans une démarche qui tourne le dos à la souveraineté du peuple et à son droit inaliénable de refonder son Etat et de se donner les institutions de son choix".

Notons que cette réaction du parti intervient au lendemain de la déclaration de l’ancien président et membre fondateur du RCD, Saïd Sadi, qui avait qualifié la révision de la Constitution de "pack de survie du régime".

Le RCD critique les dernières décisions du gouvernement algérien

En outre, le parti politique a sévèrement critiqué les dernières mesures du gouvernement algérien. À commencer par la décision de mettre purement et simplement fin à l’année scolaire et universitaire qui "ne peut s’expliquer sans prendre en compte l’attrait du gain financier immédiat qu’elle constitue (...). Alors que, comme partout dans le monde, il s’agit de rechercher des solutions moins expéditives pour sauvegarder l’intérêt des élèves et des étudiants ainsi que du fonctionnement futur du secteur", estime le RCD.

Le parti de Mohcine Belabbas a également déploré la situation "des milliers de travailleurs mis à la porte du fait d’une brutale décision de mettre fin au montage dans plusieurs branches industrielles et les mises à l’arrêt d’entreprises, faute d’intrants". Et d'ajouter que "ce n’est pas la ridicule révision du SNMG qui pourra convaincre les millions de citoyens jetés dans le chômage et la précarité de faire confiance à un pouvoir préoccupé par sa seule survie".

Par ailleurs, le RCD n'a pas manqué l'occasion de soulever le cas des détenus d'opinion, dont "la justice et les services de sécurité algériens s’affairent toujours à renvoyer les procès", en plus de distribuer "des mandats de dépôt à des activistes encore en liberté".

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