La Cour des comptes a dévoilé, lundi, son rapport sur la dette publique de l'année 2017. Une qui connu une demande sans précédent de financements non-conventionnels et qui a vu trois Premiers ministres se sont succéder, en l'occurrence Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et l'actuel président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Selon cette institution, le solde de la dette publique en 2017 s'établit à 5 177 538 milliards de dinars, dont 5 054 944 milliards de dinars de dette intérieure et 122 544 milliards de dinars de dette extérieure. La dette publique s'est essentiellement creusée par le financement non-conventionnel ou ce qu'on appelle la planche à billets, lorsque Ahmed Ouyahia était à la tête de l'exécutif.

Ainsi, selon le rapport de la Cour des comptes, le solde de la dette publique est passé de 3 608 751 milliards de dinars en 2016 à 5 177 538 milliards de dinars l'année qui suit. La dette publique totale  a donc augmenté de 43,47%, soit de 1 568 787 milliards de dinars, ce qui représente 8,44% du PIB.

Cette hausse effarante est due au financement non-conventionnel. Selon le rapport sur l'avant-projet de loi portant règlement budgétaire 2017, le gouvernement de l'époque avait imprimé 2 185 milliards de dinars. Le recours à ce financement est autorisé par l'article 45-bis de l'ordonnance n° 11-03 d'août 2003 relative à la loi de finances.

Concernant cette année 2020, de nombreux spécialistes estiment que le recours à l’endettement extérieur et à la planche à billets est inévitable pour faire face à la crise économique que vit l’Algérie. Une crise amplifiée par la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus.

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