Le parti islamiste, Mouvement de la société pour la paix (MSP) a proposé la criminalisation de l’usage de la langue française dans les administrations et sur les documents officiels. Dans le cadre de sa participation à la révision de la Constitution, le parti de Abderrazak Makri suggère également une simple inscription de Tamazight. Il estime, par ailleurs, que la Charia islamique doit être un fondement de la législation en Algérie.

Le parti de la mouvance islamiste indique dans un communiqué rendu public mardi 19 mai, sur sa page Facebook que ses instances participeront à la révision de la nouvelle Constitution. Il a présenté ses premières propositions sous forme de quatre thématiques. La Constitution et l’identité, la Charia et la déclaration du 1er novembre. La Constitution, la nature du régime et l’équilibre des pouvoirs. La Constitution et les libertés. Et enfin, la Constitution, le contexte international et régional ainsi que la souveraineté nationale.

Le MSP veut consacrer la Charia comme fondement de la législation en Algérie et appelle à inscrire la référence à la Proclamation de Novembre 54 parmi les articles ne devant faire l’objet de révision. « La Charia islamique doit être un fondement de la législation en Algérie et la déclaration du 1er Novembre 1954 doit être parmi les articles de la Constitution qui ne peuvent pas faire l’objet d’une révision » a-t-on écrit.

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Généralisation de l’arabe, criminalisation du français et aucun statut pour tamazight

Le mouvement dirigé par Abderrazak Makri réserve un part importante de ses idées au volet linguistique. Il propose la généralisation de la langue arabe, en tant que langue nationale et officielle, au sein des institutions et sur les documents officiels. Pour ce faire, le MSP estime qu’il faudrait donc, « criminaliser » l’usage de la langue française au sein des institutions et sur les documents officiels.

Concernant Tamazight que le brouillon de la nouvelle Constitution inscrit « comme disposition qui ne peut faire l’objet de révision, » le MSP ne dit rien. Le parti n’accorde aucun statut pour tamazight. Pour lui, il suffit d’écrire dans la loi fondamentale que « l’arabe et tamazight comme deux sœurs ayant un prolongement historique commun ».

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