Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali, est revenu en détail sur les motivations du gouvernement derrière la relance de l'activité d'importation des véhicules neufs ainsi la mise en place de nouvelles taxes douanières. À l'occasion d'un entretien accordé au quotidien arabophone Elhiwar, jeudi 21 mai, il a également passé en revue le dossier du montage automobile en Algérie que l'Etat compte relancer.

L'Algérie va bientôt renouer avec l'importation des véhicules neufs. Le ministre de l’Industrie a affirmé que le lancement des opérations d’importation de voitures par les concessionnaires ne va pas tarder. Selon le responsable, tous les textes réglementaires relatifs à ce dossier sont prêts. L'opération « se fera après l’approbation du projet de loi de finances complémentaire par le Parlement», a-t-il indiqué.

En outre, M. Aït Ali a expliqué les raisons qui ont poussé le gouvernement algérien à reprendre l'activité de l'importation des véhicules neufs. Le responsable a expliqué que « le gouvernement a recouru à l’importation par le biais des concessionnaires comme c’était le cas auparavant, afin de répondre aux besoins du marché». Cela en attendant « la mise en place de projets d’une véritable industrie automobile selon les normes internationales qui prennent en compte le taux d’intégration nationale et bénéfique au trésor du pays », ajoute-t-il.

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Les nouvelles taxes sur les véhicules neufs en Algérie ciblent les véhicules de luxe

Le ministre de l’Industrie souligne que la reprise de l'importation de véhicules neufs ne signifie pas que le gouvernement algérien va abandonner l’activité du montage automobile. Au contraire, « ces mesures sont les premières étapes stratégiques de la création d’une véritable industrie automobile à l’avenir», soutient le même responsable.

Concernant les nouvelles taxes élevées qui seront imposées aux véhicules neufs importés, le ministre a précisé que « le gouvernement n’a pas augmenté les droits de douane sur les voitures destinées à la classe moyenne. Les taxes élevées sont pour les véhicules de luxe ». Et de s’interroger : « Comment un citoyen qui peut se permettre une voiture à un milliard de centimes ne pas payer les taxes au trésor de l’État ? ».

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