L'actrice et chanteuse franco-algérienne Camélia Jordana a provoqué une véritable tempête médiatique en France. Les récents propos de la jeune femme sur le « racisme policier » divisent. Parallèlement à l'acharnement et aux réactions haineuses, elle reçoit beaucoup de soutien de ses compatriotes. 

Certains médias français livrent une véritable bataille contre la chanteuse et comédienne franco-algérienne. La jeune femme se voit attribuer toutes sortes de qualificatifs peu élogieux, voire dénigrants. Certains parlent même du « syndrome de Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française ». D'autres accueillent et relaient volontiers les réactions de personnalités françaises qui font enfler la polémique.

Ainsi, les propos de Camélia Jordana sur « le délit de faciès » n'en finissent pas de faire réagir. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a accusé la jeune femme de tenir des propos « mensongers et honteux ». Le Syndicat des cadres de la sécurité, lui, a carrément saisi le procureur de la République, tout en appelant le ministre à faire de même. L’activiste Zohra Bitan n’a pas omis non plus d’incendier la jeune artiste.

La chanteuse Camélia Jordana suscite l'indignation

Les propos de Camélia Jordana ont engendré une vague d’indignation, notamment dans certains milieux politiques et parmi les syndicats policiers. Pour David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la Police nationale française, « la jeune femme veut faire de la publicité en surfant sur la haine anti-flic. Au même titre que les débordements policiers sont condamnés, lorsqu’une artiste dit une énormité pareille, elle doit être condamnée à son tour ».

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Même l’ex-Premier ministre français Manuel Valls estime que Camélia Jordana est allée beaucoup trop loin. « Moi, je respecte toute expression, malheureusement, elle est fausse, elle est exagérée, et comme elle est exagérée, elle provoque une polémique », a-t-il estimé.

Zohra Bitan, ex-porte-parole de Manuel Valls, s'est également rangée du côté de la partie scandalisée par les dernières déclarations de la Franco-algérienne. « Mes enfants sont bronzés, ils ne se font pas arrêter à cause de leur couleur de peau pour autant. Ce n’est pas l’apartheid en France. On n’est pas aux États-Unis ici ». Et d'ajouter : « C’est trop facile de prendre des raccourcis comme cela. Du coup, ça évite d’esquiver le débat dans le détail. Qu’on puisse reprocher à la police un certain nombre de faits ou d’actes de racisme, c’est indéniable. La police n’est pas parfaite. Mais des Noirs et des Arabes en France, il y en a partout, pas que dans les cités ».

Pour rappel, l’artiste franco-algérienne, Camélia Jordana, a chargé publiquement la police française. Lors d’une émission télé intitulée « On n’est pas couché », elle a ouvertement accusé les forces de l'ordre de "massacrer des hommes et des femmes de banlieue à cause de leur couleur de peau" . Elle a confié, devant les caméras, qu'elle ne se sentait pas en sécurité devant un policier dans l'Hexagone.