Le Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (SNAPO) considère que la commercialisation des masques en dehors du circuit pharmaceutique représente une atteinte à l'activité des pharmaciens. Ainsi, le SNAPO appelle à la vente des masques de protection exclusivement dans les officines.

En effet, le SNAPO conteste la vente des masques de protection dans les commerces. Cette pratique constitue "une grave atteinte à l'exercice de l'activité pharmaceutique", a dénoncé le SNAPO dans un communiqué publié ce week-end. Le syndicat ajoute qu'il ne comprend pas comment une telle pratique soit tolérée.

Pour ce qui est "la vente de ces produits sur les trottoirs et dans le circuit informel", le syndicat estime que c'est carrément "une insulte à notre système de santé". Ainsi, le SNAPO exige que la vente des consommables médicaux, entre autres, les masques, le gel hydroalcoolique... soit autorisée uniquement dans les officines pharmaceutiques.

Fluctuation des prix : Le Syndicat s'explique

Par ailleurs, le SNAPO explique que la fluctuation des prix des masques de protection est due à plusieurs paramètres. Il cite, essentiellement, l'intervention de plusieurs intermédiaires et spéculateurs, ainsi que le procédé de fabrication et la qualité du tissu chirurgical.

Le syndicat explique que les officines sont soumises à des conditions de qualité, au respect des procédures commerciales et à l'application des taxes, outre le respect d'une marge appliquée sur le prix de gros et de détail.

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L'organisation syndicale précise, dans le même cadre, que le prix du masque chirurgical sorti PCH hors taxe est de 71 DA en appliquant une TVA. Il arrive chez le grossiste à 84 DA. Le pharmacien, qui perçoit une marge de 10%, le revend donc à 105 DA. Tous ces calculs font qu'il est impossible de le commercialiser au prix plafonné par l'Etat, à savoir 90 DA, argumente le SNAPO.

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